Micro-projets

L’enseignement de la création à l’heure de son renouveau (1958-1978):
Sources, pratiques et méthodes

Plateforme 3: Processus créatifs, archivage et transmission

Le projet « L’enseignement de la création à l’heure de son renouveau (1958-1978) : sources, pratiques et méthodes » vise à rassembler, à construire et à valoriser les sources et les archives documentant le renouveau de l’enseignement de la création, dans le domaine de l’architecture, des arts appliqués et de la construction, entre les années 1950 et les années 1970. D’une manière générale, les sources de l’enseignement de la création sont éparses, peu exploitées et en grande partie à constituer dès lors que l’on prête attention, non pas uniquement au contenu des cours, mais à ce qui concerne les projets et ambitions pédagogiques des professeurs, le cadre institutionnel et physique dans lequel ils délivrent leur enseignement, les pratiques pédagogiques qui sont les leurs. Les traces de l’enseignement tel qu’il se déroule dans les amphithéâtres, dans les ateliers ou en dehors des écoles, les objets qui sont manipulés pendant les cours, tout comme ce que les élèves retiennent et disent d’un enseignement qu’ils ont reçu, permettent de restituer ces différentes propositions et modalités pédagogiques. Dans le domaine de la création, ces dernières sont particulièrement intéressantes à étudier entre les années 1950 et les années 1970 au moment où se prépare, advient et se met en place une importante réforme de l’enseignement qui favorise les prises de positions, les échanges, les débats, les expérimentations et appelle à un effort de conceptualisation de la part des acteurs de l’enseignement de la création.

L’objectif du projet est de rassembler et de valoriser, en partenariat avec différentes institutions (établissements d’enseignement, centres d’archives, musées, bibliothèques, etc.), les sources (orales et écrites) ainsi que des archives permettant de conduire de nouvelles analyses sur le renouvellement de l’enseignement de la création avant, pendant et après le moment de rupture qu’a constitué la réforme de l’enseignement de 1968. L’objectif est aussi de restituer le résultat des travaux conduits à partir de ces sources par des publications, journées d’étude, colloque, exposition, documentaires.

Le projet « L’enseignement de la création à l’heure de son renouveau (1958-1978) : sources, pratiques et méthodes »s’inscrit dans le prolongement d’un précédent projet déjà soutenu par le Labex CAP (2013-2015) et intitulé « Enseigner la création dans les arts et les techniques » (Guy Lambert, Eléonore Marantz, Valérie Nègre, Nadia Podzemskaia, Estelle Thibault). Les recherches conduites dans le cadre de ce projet avaient mis en évidence que la circulation des modèles pédagogiques et des pratiques didactiques entre les établissements avait pu alimenter une forme d’aspiration à la multi-disciplinarité des formations au sein de ces derniers. Au cours du XXe siècle, alors que les champs d’activité professionnelle dans le domaine des arts plastiques, de l’architecture ou encore du design tendent à se reconfigurer, le présent projet entend évaluer dans quelle mesure les enseignements relatifs à ces domaines de la création témoignent de ce déplacement des limites disciplinaires, voire de leur brouillage ? Parmi les établissements parisiens, l’École des beaux-arts et le Conservatoire national des arts et métiers fournissent des terrains propices pour examiner les indices d’une telle reconfiguration.

Responsable scientifique : Eléonore Marantz (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Valérie Nègre (ENSA Paris-La Villette)

Partenaires Labex CAP (personnes et institutions) :
- Cité de l’architecture et du patrimoine : David Peyceré (responsable du Centre d’archives d’architecture, Cité de l’architecture et du patrimoine), Marie-Hélène Contal (directrice du département culturel, Cité de l’architecture et du patrimoine)

Etudiants et doctorants :
- Alison Gorel Le Pennec (doctorante en histoire de l’architecture contemporaine sous la direction de Jean-Philippe Garric, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
- Sibylle Le Vot (doctorante en histoire de l’architecture contemporaine sous la direction de Claude Massu, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Autres partenaires :
- Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, ministère de la culture : Philippe Grandvoinnet (chef du BRAUP)
- ENSA Paris Belleville : Guy Lambert (maître-assistant, histoire et culture architecturales)
- ENSA de Normandie : Caroline Maniaque (professeur, histoire et culture architecturales)
- ENSA Paris-Malaquais : Jean-Louis Violeau (professeur, sciences humaines et sociales)