Micro-projets

Le geste amoureux

Ce micro-projet entre dans le thème 2 du pôle Création
Les temps de l’art : création et réception

Présentation

Pendant seizième siècle les traités d’amour, ceux qui codifient les règles de comportement et ceux qui ont l’art comme objet se sont donné la tâche de définir la gestuelle amoureuse en établissant des relations entre le domaine artistique et littéraire et la vie sociale. Les peintres ont participé de cette entreprise de codification (souvent lié à une tradition antique), mais ils ont aussi parfois  transgressé les limites des règles établies. Notre recherche se propose d’explorer les frontières du figurable auquel la production de « gestes amoureux » s’est confrontée. Il ne s’agira pas de construire une typologie et de procéder à une cartographie de type iconographique mais d’essayer de faire apparaître à travers l’analyse des images les caractéristiques visuelles d’une anthropologie de l’affectivité avec ses fondements philosophiques, humorales et théologiques. Nous allons nous intéresser à la migration des gestes entre des domaines différents et en particulier du champ du rituel et de la cérémonie à celui de l’art. Nous allons prêter une attention soutenue aux « gestes littéraires » et à leur figuration.

Parmi les théories subjacentes à la gestuelle amoureuse nous allons nous intéresser à celle  qui lie l’énamourement à la prise de ressemblance, un modèle qui permet, d’ailleurs, de faire des liens entre l’amour profane et la dévotion religieuse. Une frontière intéressante du domaine de la recherche semble être celle du geste obscène qui occupera donc certains d’entre nous.

Nous nous proposons, en outre  d’ouvrir la recherche à une double démarche comparatiste : d’une part avec d’autres époques et jusqu’à l’époque actuelle et d’autre part avec d’autres cultures.

 

Membres de l’équipe : Elinor Kelif et Elisa de Halleaux (chercheuses associés au Char/Hicsa), Valérie Boudier (chercheuse associé au Cehta/Cral et Giorgio Fichera (doctorant cehta).