Micro-projets

Enseigner l’invention et la création dans les arts et les techniques

Enseigner l’invention et la création dans les arts et les techniques_Synthèse du bilan

programme seminaire 2014

Le programme collectif de recherche « Enseigner l’invention et la création dans les arts et les techniques » s’inscrit dans le prolongement de diverses enquêtes portant sur l’enseignement de l’architecture et des techniques réalisées par des chercheurs de deux Ecoles d’architecture parisiennes[1], de l’EHESS et du CNAM[2], de même que sur plusieurs réflexions développées autour des écrits d’artistes-professeurs[3] et des archives de l’invention[4].

Son objet est de saisir, à travers les méthodes et les supports pédagogiques, les processus d’invention et de création en eux-mêmes[5]. L’hypothèse principale étant que l’enseignement est un terrain privilégié d’étude de l’invention et de la création, parce qu’il est le lieu où les pratiques, les méthodes et les modèles inventifs sont explicités pour réaliser l’objectif de transmission, mais aussi parce qu’il permet de saisir ces processus dans leur double dimension individuelle et collective.

Le parti fort du programme consiste à confronter différentes manières de faire et d’enseigner « le projet »  dans le domaine technique et dans le domaine artistique. D’où la présence conjointe des termes de « création » et d’« invention » propres aux champs artistique et technique. Ce programme a donc pour spécificité de réunir des chercheurs spécialistes des techniques, de la technologie, de l’art et de l’architecture, mais aussi des praticiens actifs dans ces domaines : architectes, designers, restaurateurs et conservateurs.

  1. Contexte et enjeux

L’enjeu est d’éclairer les pratiques actuelles de l’enseignement. La multiplication récente de bi-cursus associant des disciplines distinctes (tels qu’historien d’art-restaurateur ou architecte-ingénieur par exemple) invite plus que jamais à examiner dans leur cadre institutionnel les principes paradigmatiques fondateurs des différentes pédagogies de la création et de l’invention, à étudier leurs relations dialectiques, leurs hybridations et leurs mutations. Dans le contexte d’une généralisation de l’image animée et de l’imagerie numérique, la mutation des outils de représentation, de conception et de diffusion, née du succès rapide de l’informatique, qui remet en cause le cœur même de l’apprentissage des arts et des techniques, invite également à une telle enquête.

L’un des objectifs attendus de ce programme est donc d’examiner les méthodes et les supports mis en place pour favoriser le processus de création et d’invention entre individus et systèmes collectifs tant dans le cadre d’institutions techniques (école d’ingénieurs, instituts techniques, écoles d’arts et métiers) qu’artistiques (écoles d’architecture, de design, de restauration).

III. Etat de l’art et caractère novateur du projet

Qu’elle porte sur les disciplines, les institutions, les personnels, les supports, les politiques, les conditions économiques ou la société, l’histoire de l’éducation est devenue un champ de recherche actif et prolifique depuis la fin des années 1970. Elle a donné lieu à la construction de nombreux outils de travail (bibliographies, revues, guides archivistiques), à l’organisation de multiples manifestations (séminaires, colloques) et a produit beaucoup de publications (thèses, revues, ouvrages) grâce notamment aux travaux du Service d’histoire de l’éducation[6]. Depuis 2003, l’enseignement supérieur a fait l’objet d’un programme de recherche de grande ampleur[7] qui s’inscrit dans la double filiation d’une sociologie des professions progressivement instruite dans les années 1980 et, plus récemment, d’une histoire interdisciplinaire des savoirs initiée par le CNRS et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. De grandes enquêtes prosopographiques ont été diligentées pour identifier et connaître les corps de professeurs sur l’ensemble du territoire français[8]. Des premiers guides de recherche sur l’histoire de l’enseignement commencent à paraître[9]. On dispose désormais d’études monographiques pour un grand nombre d’institutions[10]. L’enseignement technique a fait dans cet ensemble l’objet d’une attention particulière[11], certains projets visant à examiner conjointement l’enseignement scientifique et l’enseignement technique[12].

Par rapport à ces approches, l’aspect novateur du projet réside d’abord dans la création d’un point de rencontre, en termes de problématiques et de méthodologie, entre l’étude des méthodes heuristiques propres aux enseignements artistiques et aux enseignements techniques. L’apport se situe également au niveau des objets d’étude. Dans l’ensemble des travaux cités, on peut dire que les acteurs, les institutions et le contenu des cours ont été beaucoup mieux étudiés que les méthodes d’enseignement en elles-mêmes. Et parmi ces méthodes, les cours magistraux[13] sont mieux connus que les enseignements sous forme d’« ateliers », de travaux dirigés, de « démonstrations », de « manipulations » et de visites. Or ces types d’enseignements sont essentiels pour appréhender les processus de transmission des méthodes inventives dans les domaines artistiques et techniques. On sait peu de choses de la manière dont se déroulaient et se déroulent les « studios » ou « ateliers » où s’enseignent la « conception », qu’il s’agisse d’institutions comme les Écoles d’architecture, les Écoles de design ou les Écoles des Beaux-arts ; quels étaient et quels sont les rapports entre le professeur et les élèves et entre les élèves eux-mêmes. En architecture ce sont paradoxalement les enseignements les plus conformes au modèle universitaire (cours magistraux) c’est-à-dire les moins centraux, qui ont attiré l’attention des historiens et des sociologues (cours de théorie ou enseignements associés à l’architecture comme la géométrie[14], la sociologie[15], ou l’histoire, etc.[16]). Les traces écrites rares, indirectes et fragmentaires expliquent en partie ces choix.

Il en va de même pour les « supports pédagogiques » utilisés pour favoriser les processus de création et d’invention. On peut dire que l’étude des manuels, des traités, des manifestes ou autres textes à caractères artistiques ou techniques ont été privilégiés par rapport aux supports de cours à destination des professeurs ou des élèves (notes de cours des enseignants, sujets d’exercice, etc.) et en particulier les documents graphiques. C’est ainsi par exemple que les textes de Kandinsky sont souvent vus comme des manifestes ou des écrits d’artiste, tandis qu’ils sont  le fruit de dialogues avec des collègues et des disciples de l’artiste. L’exemple des textes et des dessins liés à l’enseignement de l’architecture est de ce point de vue très instructif. Les cours de théorie de la composition ont été principalement examinés à partir de traités ou d’articles publiés[17] et non des planches graphiques, des dessins exécutés au tableau, ou des maquettes montrées lors des leçons[18]. On sait pourtant que les cours peuvent pendre, par ce qui est montré, grâce à l’emploi d’objets matériels ou virtuels tels que les images, les maquettes ou les outils, une orientation plus ou moins pratique, servir à éduquer le regard, « apprendre à voir », autrement dit, transmettre un savoir ni par l’oral ni par l’écrit, mais « par les yeux ». L’examen de la place faite à différentes périodes aux dessins et aux images ou autres objets médiateurs entre la description verbale et la réalité permet pourtant de repérer des évolutions fondamentales comme le développement d’approches plus abstraites, ou au contraire plus matérielles.

On peut faire la même remarque à propos de la transmission orale qui est en règle générale largement délaissée au profit de la transmission écrite[19]. Dans l’enseignement en « atelier » le professeur face à son, ou ses élèves, n’invente pas son mode d’enseignement, quelles que soient les singularités de ses motivations. Il s’insère dans un cadre d’activité marqué par des règles qui sont souvent tacites. L’analyse des « cadres » de cette expérience collective reste à mener dans bien des institutions. Ce qui suppose que des études sociologiques et ethnographiques y soient conduites. L’autorité liée à la parole et à la personne du professeur, les relations interpersonnelles, l’interaction découlant du face-à-face professeur-élève, le processus de mimétisme sont autant de thèmes à développer[20]. L’observation de la transmission des méthodes inventives à partir de ce que font les acteurs, c’est-à-dire à partir de l’activité même des professeurs et des élèves et non de ce qu’ils pensent ou disent penser, reste largement à entreprendre.

Ce manque d’intérêt pour des modes d’enseignement basé sur l’apprentissage, les documents graphiques et matériels et la place de l’oralité s’explique en partie par le caractère éphémère et complexe de ces objets d’étude. Ce qui se dit, se fait, se dessine, se construit, les manipulations, les gestes, les mouvements du corps ne laissent souvent que des traces fragmentaires. Il faut les reconstruire à partir de sources indirectes, rassembler laborieusement des ensembles de dessins, d’objets, de cahiers, d’enregistrements, d’écrits divers (notes de cours, récits autobiographiques, etc.) dispersés  et mal catalogués (collections des Musées, des Ecoles, documents d’archives, etc.). Le travail de rassemblement, de recensement et de classement de ces corpus est un des objectifs de cette enquête. Il nécessite à l’évidence une collaboration étroite entre des conservateurs et des chercheurs.

 

  1. Structuration du programme

Le programme s’articule autour de deux axes :

  1. La dimension collective de la création : conventions, normalisation, codifications des processus de création.

Il s’agit d’interroger les pratiques de normalisation et de codification des processus de création. Le génie personnel est une aptitude qui se prête mal à l’analyse. Si l’inspiration ne s’enseigne pas, les tentatives de codification et de normalisation de l’invention sont néanmoins constantes. Le génie inventif se trouve régulièrement contenu, borné, de manière explicite ou implicite. On peut ainsi repérer des pratiques de création qui s’inscrivent dans des cadres codifiés, mettre en évidence leur diversité, observer les relations entre les individus et les systèmes collectifs de création. La création architecturale est de ce point de vue un terrain heuristique d’étude. Elle apparaît comme le parangon d’une production artistique collective impliquant des acteurs divers, dans la continuité d’une culture partagée. Mais elle offre aussi, à la période contemporaine, le modèle d’une création opérant dans le contexte d’une pétrification croissante des conventions, des normes et des codifications, qui sont la contrepartie et l’expression de cette dimension collective. Elle est donc un terrain particulièrement adapté pour penser, au-delà de l’illusion romantique du créateur démiurge et autonome, des pratiques de la création qui s’inscrivent dans des cadres étroitement codifiés, et observer les relations entre les individus et les systèmes collectifs de création.

La carte par exemple apparaît comme un procédé heuristique qui permet de voir, d’appréhender et de projeter le monde, ces modèles, ces outils et ces instruments, médiateurs entre la théorie et la pratique, dont la place a été sous-estimée, d’une part parce que ces supports de démonstration ont été dispersés et, de l’autre, parce que ce qui se disait et se faisait – les manipulations, les gestes, les mouvements du corps autour de ces objets – n’a pas été décrit. Les historiens des techniques ont également montré, depuis plusieurs années, la place primordiale que l’imitation jouait dans les processus d’invention[21]. On peut se demander, au regard de ces travaux, quelle place, en particulier, la restauration et la modélisation occupent dans les processus d’invention et de création. La reproduction de techniques anciennes, leur re-fabrication en vue de leur perpétuation ou de leur restauration, qu’il s’agisse de pratiques matérielles (restauration) ou immatérielles (« modélisation » informatique) est une activité qui permet non seulement de comprendre les objets techniques et artistiques, leur histoire, mais recèle en elle même une dimension heuristique.

 

  1. Les supports de l’invention et de la création : collections de dessins, modèles, outils et instruments 

L’objectif est d’examiner les matériaux qui relèvent de la pratique de l’enseignement de la création et notamment tout ce qui relève de la communication non verbale. C’est souvent par la figuration et la modélisation (maquettes) que les théoriciens ont cherché à maîtriser l’invention, tant dans le domaine « artistique » que « technique ».

Le dessin, bien qu’il soit lui-même étroitement codifié, apparaît comme l’espace de l’expression artistique et la démonstration de la compétence à créer. Il véhicule des intentions ineffables et de la part non explicitée du projet, il apporte à son auteur, par la maîtrise technique et graphique qu’il manifeste, une part non négligeable de la légitimité nécessaire pour porter ces choix subjectifs et les faire partager. En ce sens, la recherche de l’efficacité graphique est au cœur de l’apprentissage du dessin comme outil d’une stratégie de la persuasion. C’est par la figuration que les théoriciens ont cherché à maîtriser l’invention tant dans le domaine « artistique » que « technique ». La « science des ingénieurs », comme Hélène Vérin l’a montré, s’appuie sur des dessins commentés qui servent « de moyen terme entre la diversité des situations et la multiplicité des choix possibles »[22]. Ces exemples ne sont pas faits pour être répétés à l’identique, mais pour guider le concepteur dans son travail d’ « adaptation ». La pédagogie du « projet » d’architecture repose de même sur des modèles dessinés dont l’objet est de favoriser le travail de conception, par un procès de « transposition » et  de « transformation ». Dans les deux cas, le travail d’invention est basé sur une opération mentale qui utilise la notion de similitude entre objets. A la vue des dessins, l’ingénieur et l’architecte doivent trouver les « mutations » nécessaires. Ce raisonnement analogique « n’incite pas à repérer l’identité pour reproduire le même, mais à apprendre comment produire du différent », soit un modèle adapté à la singularité du site, du programme, du commanditaire[23]. Travailler sur les types de dessins choisis par les théoriciens pour codifier ces analogies, c’est ainsi se donner les moyens de mieux comprendre la nature des emprunts et des transferts implicites qui sont au centre de l’« art du projet ».

[1] Les Ecoles nationales supérieures d’architecture Paris La Villette et Paris Belleville. Voir en particulier la journée d’étude « Sources et méthodes pour la transmission orale en architecture », organisée par C. Maniaque, Institut National d’Histoire de l’art, Paris, 29 novembre 2011 et le séminaire « Savoir, enseignement, recherche » 2010-2011, organisé par l’UMR AUSSER, qui a donné lieu à la publication dirigée par G. Lambert et E. Thibault, L’Atelier et l’amphithéâtre, les Ecoles d’architecture, entre théorie et pratique, Mardaga, 2011. Voir aussi M.-L. Crosnier Lecomte, J. Ph. Garric, V. Nègre, Bibliothèques d’atelier. Edition et enseignement de l’architecture, Paris, 1785-1871, Paris, INHA, 2011.

[2] Cl. Fontanon et A. Grelon, Les Professeurs du Conservatoire national des arts et métiers. Dictionnaire biographique 1794-1955, Paris, INRP, 1994. La deuxième partie de ce dictionnaire 1955- 2000 est en cours.

[3] Dans ses travaux sur les écrits de Kandinsky, Nadia Podzemskaia a notamment réuni les méthodes de l’analyse philologique des textes avec celles de l’analyse génétique des manuscrits, ainsi qu’avec une étude systhématique des fonds de sa bibliothèque personnelle. Voir en particulier N. Podzemskaia, “La bibliothèque personnelle de Wassily Kandinsky à travers les fonds livresques de Paris et de Munich. Une réévaluation”, dans Les Bibliothèques d’artistes XXe–XXIe siècles, Françoise Levaillant, Dario Gamboni, Jean-Roch Bouiller (dir.), Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2009, p. 81-105.

[4] Voir la publication collective « The Spoils of Architectural Training : Studying Schools Manuals, Teaching Handbooks and Exercises Sheets in Europe (XVIIIe-XIXe centuries) » (G. Lambert, T. Meyer, V. Nègre, E. d’Orgeix, S. Talenti) dans Proccedings of the 2nd International Conference of the European Architectural History Network, Bruxelles, Contactforum, 2012, p. 287-310. A propos des archives de l’invention technique, voir aussi M. S. Corcy, C. Demeulenaere, L. Hilaire-Pérez (dir.) Les Archives de l’invention. Ecrits, objets, images de l’activité inventive, Toulouse, CNRS, 2006.

[5] Cf.  Philotope n°7 « Processus complexe de la création architecturale et urbaine », novembre 2010, coordonné par A. Meyer. C. Younès (dir.) Art et philosophie, ville et architecture, Paris, La Découverte, 2003.

[6] Laboratoire de recherche et de service, unité de l’Institut national de recherche pédagogique, INRP. Voir les travaux de ses membres comme Pierre Caspard, Philippe Savoie, Anne-Marie Chartier, Marie-Madeleine Compère, Alain Choppin.

[7] Initié par Emmanuelle Picard, Fabien Locher, Frédéric Graber et Marie-Laure Viaud. Voir Histoire de l’éducation, n°122, avril-juin 2009, L’enseignement supérieur. Bilan et perspectives historiographiques.

[8] Complétant l’entreprise novatrice de Christophe Charle (Dictionnaire biographique des universitaires aux XIXe et XXe siècles, Paris, Paris, INRP, 1985-1989). Françoise Huguet, Les professeurs de la faculté de médecine de Paris, dictionnaire biographique 1794-1939, Paris, INRP/CNRS, 1991 ; Claudine Fontanon et André Grelon, Dictionnaire biographique des professeurs du Conservatoire national des arts et métiers, (Paris, INRP/CNAM, 1994) ainsi que Gérard Bodé (dir.) Répertoires régionaux des établissements d’enseignement technique en France (1789-1940), 3 vol. parus à ce jour. Voir également les bases de données en ligne : www.inrp.fr/she

[9] Voir Thérèse Charmasson (dir.), Archives et sources pour l’histoire de l’enseignement, Paris, INRP/CTHS, 2005 ; Idem, Histoire de l’enseignement. XIXe-XXe siècles, INRP/CTHS, 2006. Voir également les inventaires des archives des séries F/17 et AJ/16 des Archives nationales en cours sous la direction d’Armelle Le Goff. Voir Armelle Le Goff, « Les archives nationales et l’enseignement », in Histoire de l’éducation, n°119, 2008 p. 82-87.

[10] Florence Ricateau-Marciano, Formation et carrière des élèves de la classe d’architecture de l’Ecole des Beaux-arts de Marseille 1813-1914, Thèse de doctorat sous la direction de Claude Massu, Université Aix-Marseille I-Université de Provence, 1999 ; Frédéric Seitz, Une entreprise d’idée, l’Ecole spéciale d’architecture, 1865-1930, Paris, Picard, 1995.

[11] Voir parmi les travaux récents, Morvan Becker Frédéric, « L’Ecole gratuite de dessin de Rouen ou la formation des techniciens au XVIIIe siècle », Doctorat d’Histoire, Université de Paris-VIII-Saint-Denis, 2010. Edmonson James M., From Mecanicien to Ingeneer, Technical Education and the Machine Building Industry in Nineteenth-Century France, Garland, NY & London, 1987. Th. Charmasson, A.-M. Lelorrain, Y. Ripa, L’Enseignement technique de la Révolution à nos jours, Paris, Economica, 1987. G. Bodé Gérard, H. Venès Hubert, Les établissements d’enseignement technique en France, 1789-1940, Saint-Fons, INRP, 2004. Th. Charmasson (ed.), Formation au travail, enseignement technique et apprentissage Éd. du CTHS, 2005. Voir aussi le prochain colloque organisé par l’ENS Cachan à l’occasion de son centenaire « Le monde du technique au prisme de l’ENS Cachan » (24-26 octobre 2012).

[12] Voir R. d’Enfert et V. Fonteneau (dir .), Espaces de l’enseignement scientifique et technique. Acteurs, savoirs, institutions, XVIIe-XXe siècles, Paris, Hermann, 2011.

[13] Voir notamment Annie Bruter, « Le cours magistral comme objet d’histoire » ; Histoire de l’éducation, n°120, 2008, Le cours magistral XVe-XXe siècles, p. 5-32.

[14] Bertrand Lemoine, Architecture et technique. La formation technique des architectes à l’École des Beaux-Arts au XIXe siècle. Rapport de recherche, CEDAM-BRA, Paris 1987 ; Joel Sakarovitch, « La Géométrie dans l’enseignement de l’architecture », In extenso, n° 18, EAPV, 2000. Antonio Brucculeri, « Renewal ans Tradition in the Teaching of Building Construction in the Ecole des Beaux-Arts of Paris : the Course of Edouard Arnaud », 1920-1934, dans The Second International Congress on Construction History, Londres, Construction History Society, 2006, vol. 1, p. 417-440. – Antonio Brucculeri, « Building Construction and Architectural Practice : the Teaching of François Marie Jaÿ at the Ecole des Beaux-Arts of Paris (1824-1863), dans Third International Congress on Construction History. Proceedings, Cottbus, Brandenburg university of Technology, 2009, vol. 1, p. 245-256.

[15] J.-L. Violeau, « Architecture et sciences sociales : du recours à l’autonomie. Brève analyse historique des rapports entre architecture et sciences sociales depuis mai 68 », in Actes du séminaire Métiers de l’architecte et métiers de l’ingénieur en génie civil et urbanisme, Paris, SHS Test (CNRS) / Editions de la Villette, 1998, p. 189-198.

[16] Barry Bergdoll et Alice Thomine « Teaching Architectural History in France : a Shifting Institutional Landscape », JSAH, vol. 61, n°4, p. 509-518 ; Barbara Boifava, Théorie, pratique et histoire de l’architecture. L’enseignement de Louis-Hippolyte Lebas à l’Ecole des Beaux-arts de Paris, 1842-1856, thèse de doctorat sous la dir. De Renzo Dubbini et Jean-Louis Cohen, IUAV Venise, Université Paris 8, 2003.

[17] Voir par exemple les publications anglo-saxonnes de Nikolaus Pevsner, Academies of Art. Past and Present, New-York, Da Capo Press, 1973 ; Arthur Drexler (dir.), The Architecture of the Ecole des Beaux-Arts, London, Secker and Warburg, 1977 ; Donald Drew Egbert, The Beaux-arts Tradition in French Architecture, Princeton, Princeton University Press, 1980 ; Robin Middleton (dir.), The Beaux-Arts and Nineteenth-Century French Architecture, Cambridge, MIT, 1982. Carmen Popescu, « Etudier l’architecture à l’Ecole des beaux-arts de Paris », Revue roumaine d’histoire de l’art, série beaux-arts, Bucarest, 1999-2000, p. 103-108.

[18] On peut citer néanmoins les travaux récents de notre équipe : G. Lambert, « Teaching Trough Images : Julien Guadet’s Theory course and His Pedagogical Drawings at the Ecole des Beaux-Arts in Paris » et E. D’Orgeix, « Learning from Green-Gray Educational Literature : The Production of French Military Schools (1748-1848) », dans Proccedings of the 2nd International Conference of the European Architectural History Network, Bruxelles, Contactforum, 2012, p. 300-305 et 305-311. V. Nègre,  “Oral Transmission and the Use of Models in the Teaching of Architecture and Construction at the Turn of the Nineteenth Century”, dans R. Carvais, A. Guillerme, V. Nègre, J. Sakarovitch (ed.), Nuts and Bolts of Construction History. Culture & Technology, Paris, Picard, 2012, vol. 1, p. 311-319.

[19] F. Waquet, Parler comme un livre. L’oralité et le savoir (XVIe-XXe siècle), Paris, Albin Michel, 2003.

[20] Voir les travaux de Paul Byers, The Small Conference. An Innovation in Communication (1968). E. Goffman, « La conférence », in Façons de parler (Minuit, Paris, 1987). E. Goffman, Forms of Talk, University of Pennsylvania Press, 1981 (trad.. fr. Façons de parler Paris, éditions de Minuit, 1987). E. Goffman, Frame Analysis. An Essay on the Organisation of Experience, Harper, 1974 (trad. fr. Les Cadres de l’expérience, 1974). Dans le domaine de l’architecture voir la recnte communication l de Jacques Lucan « L’atelier une tradition orale » et son ouvrage Composition, non-composition. Architecture et théories, XIXe-XXe siècles, Lausanne, Presses universitaires romandes, 2009.

[21] Voir les travaux de Liliane Hilaire Pérez, et en particulier, L’Invention technique au siècle des Lumières, Paris, Albin Michel, 2000.

[22] Hélène Vérin, La Gloire des ingénieurs. L’intelligence technique du XVI e au XVIII e siècle, Paris, Albin Michel, 1993, p. 160-166.

[23] Voir le séminaire « Analogie et invention technique. Approches pluridisciplinaires » organisé par L. Hilaire Pérez et S. Archanbaud de Beaune organisé par l’université Paris Diderot, SPHERE et l’EHESS, 2010-2012.

  1. Actions récentes ou en projet 2012-1016

Juin 2012. Session organisé par le Centre d’Histoire des techniques et de l’environnement (HTTP-CNAM) « The Spoils of Architectural Training: Studying School Manuals, Teaching Handbooks and Exercises Sheets in Europe (Eighteenth to Nineteenth Centuries) » à l’occasion du Second European Architectural History Network, Bruxelles, 31mai-3 juin 2012.

The purpose of this session was to share the state of research on the still marginal place of training publications in Europe including the ones produced by lesser known or local institutions. Scholars were invited to discuss methodological challenges regarding how to tackle the corpus of educational publications and to create a “global listing of teaching material” which would take into account all manuscript and published documents such as manuals, teaching handbooks, tree-dimensional models and graphic models sheets.  While recent historiography reveals a multiplication of studies in the field of architecture publications, no study has ever been undertaken at large on this “gray” educational production which often remained uncatalogued in schools’ archives or was scattered with the closure of the various institutions. This lack of research can be partly explained by the short-lived nature of this material, either manuscript or modestly lithographed in the own schools’ print shops, which was, in addition, often updated and reprinted according to changes in the educational programs. Nevertheless, the study of this mere body of knowledge and common references seems pivotal to us. It will enable to envision the full realm of architectural training as a global and collective process associated with scholarly knowledge such as geometry, sciences of engineering or art history and to replace training publications at the heart of the act of architectural teaching and educating.

 

Septembre 2012 – Septembre 2016. Programme de numérisation et d’édition scientifique des supports de cours du Conservatoire national des arts et métiers par la Bibliothèque centrale du CNAM dans le cadre de la bibliothèque virtuelle du CNUM (Conservatoire numérique des arts et métiers).

Partenaires : Bibliothèque centrale du CNAM, Ecole nationale supérieure d’architecture Paris La Villette

Autres partenaires souhaités : Centre Georges Pompidou

 

Ce programme vise à mettre à la disposition du public un ensemble de documents relatifs aux enseignements dispensés au Conservatoire national des arts et métiers.

Le corpus prévoit la numérisation de sources et de documents complémentaire permettant d’éclairer ces sources :

– Les notes de cours et les dessins manuscrits destinés à la préparation du cours de « Constructions civiles » (1854-1894) de l’ingénieur centralien Emile Trélat (1821 – 1907) conservées dans les Archives du Conservatoire national des arts et métiers. [Chaire de Construction civiles du CNAM. Cours de Emile Trélat (1857-1858), de la 6e à la 39e leçon] 33 chemises, 342 f° dont 23 calques. H. 27,5, L. 21,5. Notes manuscrites et dessins. Encre, crayon gris et crayon de couleur sur différents papiers et calques.

Les notes concernent la partie « Composition et exécution des édifices ». Emile Trélat a rédigé ces notes sur des papiers de récupération, et en particulier des formulaires d’invitation à ces cours. Un texte imprimé (« Monsieur Emile Trélat à l’honneur d’inviter M…. à la leçon d’ouverture de son Cours qui aura lieu le…. à 7 heure 1/4 du soir dans le grand amphithéâtre du Conservatoire impérial des arts et métiers ») figure au verso de nombreux feuillets. L’écriture à l’encre est rehaussée de nombreuses annotations, ratures, modifications au crayon, réalisées au fil du temps.

Le programme comprend la numérisation des documents à partir desquels Télat constitua ses cours (dessins publiés dans les revues, rapports, traités, etc.).

 

– Les dessins, les cours autographiés et les travaux d’élèves de la chaire d’« Art appliqué aux métiers » (1899-1958).

L’enseignement d’« Art appliqué aux métiers », confié à l’architecte Lucien Magne (1899-1913), puis à son fils Henri Magne (1919-1944) et à Guillaume Janneau (1846-1958) avait une orientation très artistique. La chaire est créée en 1899 pour rattraper les progrès accomplis par l’Angleterre dans le domaine des arts industriels.

Ce corpus sera mis en relation avec les images des objets fabriqués lors des séances de travaux dirigés conservés au Musée des arts et métiers et les catalogues d’expositions préparés à l’occasion de la présentation de ces objets au public.

 

– Lettres et documents dactylographiés liés au cours de « Techniques industrielles de l’architecture » de Jean Prouvé (1958-1971).

Ce corpus sera mis en relation avec les images des objets fabriqués lors des séances de travaux dirigés conservés au Musée des arts et métiers et aux Mémoires d’ingénieurs produits dans le cadre de cette chaire.

A ce corpus pourrait être joint la numérisation des dessins de Jean Prouvé conservés au Centre Georges Pompidou, les films d’amateurs pris par les élèves et les films que Jean Prouvé montrait lui-même lors de ses cours. Il est également envisagé de réaliser des interviews d’élèves et de numériser un certain nombre de leurs notes.

 

Automne 2012. Table ronde à Moscou (CRAL, Istituto italiano di cultura di Mosca, Centre Jean Pépin (THETA)) sur le thème « Réception de la théorie de la Renaissance en URSS dans les années 1920-1950. Point sur les archives de Aleksandre Gabritchevski et de Vassily Zoubov ».

 

Certains thèmes traités dans le séminaire (« Problèmes des supports et des instruments. Voies et méthodes de transmission de l’art et de la tradition culturelle en URSS dans les années 1920-1950 » et « Manuels et traités. Circulation, traductions et diffusion dans les milieux artistiques du “Traité de la peinture” et du « Livre de peinture » de Léonard de Vinci, XIX-XX siècles ») donneront lieu à des opérations collectives plus consistantes en 2013-2016 (tables rondes à Paris, Moscou et en Italie ; éditions des documents d’archives etc).

 

Janvier 2013-juin 2015. Séminaire public pluridisciplinaire « Comment transmettre le génie ? Les pratiques de l’enseignement artistique et technique »

Partenaires : HICSA (Université Paris I), Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-La Villette, CRAL (EHESS), Bibliothèque centrale du CNAM, UMR AUSSER, INP (à confirmer)

Autres partenaires souhaités et en cours de contact : ENSCI, Ecole des arts décoratifs, Ecole polytechnique de Lausanne, Escuela Technica Superior de Arquitectura de Madrid, Institute of Historic Building Research and Conservation ETH Zurich.

L’objet de ce séminaire est de créer un lieu de rencontre, en termes de problématiques et de méthodologie, des études sur les méthodes heuristiques propres aux enseignements artistiques et techniques. Il s’agit donc d’examiner les modes de transmission de l’invention et de la création dans des contextes différents (écoles des arts décoratifs, écoles d’architecture, écoles d’ingénieurs, écoles d’arts et métiers, Instituts techniques, ateliers d’artistes, etc.).

Le séminaire vise à dresser une typologie des différents supports utilisés pour l’enseignement de la conception (dessins, cartes, maquettes, logiciels, modélisation, expérimentations, etc.), et à examiner les interactions entre professeurs et élèves. Cet objectif justifie d’organiser des séances pluridisciplinaires, réunissant des chercheurs d’horizons différents : historiens des techniques, historiens de l’art, sociologues, anthropologues, philosophes. Les processus de création et conception peuvent également être interrogés à partir des mutations de la pratique architecturale et notamment la nécessité d’articuler le projet aux milieux. On entend par là, d’une part, le milieu comme la relation des sociétés à leur environnement et, par conséquent, la capacité du projet à raconter l’entrelacement des temps et des échelles, et, d’autre part, le milieu professionnel et indiquer la nécessaire ouverture du projet à une critique issue de l’observation de l’appropriation du projet. Ainsi, s’établit un dialogue entre l’apport du monde professionnel dans l’enseignement du projet et, réciproquement,  le feed-back de la démarche critique sur les activités professionnelles.

Il s’agit de se concentrer particulièrement sur les dimensions pratiques et matérielles des méthodes élaborées pour favoriser l’invention et la création. Une attention particulière sera accordée à l’analyse des images et au lien intrinsèque entre l’image, la technologie (science des opérations) et l’art.

Liste des séances en cours d’organisation (titres provisoires) :

  1. Les supports de l’invention et de la création

– « Les planches graphiques et les maquettes dans l’enseignement du « projet » d’architecture »

– « Le rôle des expériences et des expérimentations dans l’enseignement de la conception »

– « Usages de la philosophie dans l’enseignement des arts plastiques »

– « La  modélisation dans l’enseignement et la restauration du patrimoine »

– « Voies et méthodes de transmission de l’art et de la tradition culturelle en URSS dans les années 1920-1950. Problèmes des supports et des instruments »

– « Manuels et traités. Circulation, traductions et diffusion dans les milieux artistiques du “Traité de la peinture” et du « Livre de peinture » de Léonard de Vinci, XIX-XX siècles »

  1. Les modes pédagogiques de l’invention et de la création

– « L’enseignement en « Ateliers » dans les écoles d’art et d’architecture

– « En dehors de l’atelier : mode d’apprentissage, corpus et supports d’enseignements développés dans les formes alternatives et complémentaires de la formation des architectes (ateliers d’été, universités permanentes d’architecture et d’urbanisme, etc.) »

– « Formes, modalités et expériences de formation continue chez les architectes aux XIXe et XXe siècles »

– « Les Ecoles d’art et d’architecture nationales et leurs émanations régionales : ruptures et continuités des supports d’enseignement »

– « Visites et voyages »

– « Pratique du projet et pratique de l’enseignement »

 

Ce séminaire destiné aux chercheurs sera également ouvert aux étudiants de doctorat.

 

Avril 2014. Colloque international « Le livre technique. Formes, fonction, public, XVIe-XIXe siècle »

Institutions partenaires : BnF, Bibliothèque centrale du Cnam, Centre Alexandre Koyré-CRHST, CMH-EHESS, CRH-EHESS, bibliothèque de l’ENPC, LATTS-ENPC, EA 337 ICT-Université Paris-VII, Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-La Villette.

Le colloque porte sur le livre technique en général. Un des thèmes est spécifiquement dédié au rôle du livre dans l’enseignement : « Livres techniques et enseignement ».

Le thème comprend la naissance des manuels, des cours imprimés (dès le XVIIe siècle sous formes de traités), l’entreprise de codification, la constitution de la technologie, la politique des écoles, la constitution de bibliothèques dans les écoles d’ingénieurs (1820-1850),  la lithographie systématique des cours vers 1820, le destin des manuels (entre cours manuscrits, lithographiés, édités, réédités avec des corpus de notes parfois conséquents).

Plusieurs questions se posent, qu’il s’agisse des circulations internationales d’ouvrages et de la chronologie de l’ouverture des bibliothèques aux livres en langues étrangères ou bien des évolutions communes aux manuels d’autres disciplines, par exemple la disparition du nom de l’auteur pour certains ouvrages (ainsi les cours lithographiés dans les écoles d’artillerie) alors que d’autres seront identifiés pendant des générations par le nom de leur auteur. Sur ce dernier point, remarquons que les cours publiés ont pu contenir un grand nombre de nouveautés, les auteurs les utilisant comme lieux d’élaboration et de diffusion de nouvelles connaissances (ainsi en mécanique appliquée) ; avec le développement d’autres supports et la stabilisation des savoirs enseignés, les cours édités capitalisent un savoir plus anonyme, la qualité d’un manuel  tenant moins aux nouveautés qu’à la clarté de l’exposition.

 

Printemps 2016. Colloque de restitution « Enseigner l’invention et la création dans les arts et les techniques »

 

Printemps 2016. Anthologie critique. Edition d’un choix de textes et de documents graphiques relatifs à l’enseignement des arts et des techniques sous forme d’une anthologie critique, accompagnée d’introductions scientifiques, d’un appareil de notes mettant en perspective les processus de maîtrise de l’invention et d’une série d’index. Cette publication sera préparée au cours du séminaire public.

 

  1. Stratégie de valorisation des résultats

– Mise à disposition des chercheurs et du public de sources numérisées

– Publication d’une anthologie commentée à partir des interventions réalisées dans le cadre du séminaire de recherche

– Publication des actes des colloques

 

VII. Moyens demandés

– Recrutement d’un chercheur de niveau post-doctoral pendant un an renouvelable. Ce chercheur aura pour mission de coordonner les séances de séminaire, préparer les textes et les figures destinés au CNUM et à l’Anthologie.

– Frais de fonctionnement du séminaire et des autres actions (déplacement, organisation des colloques et des tables rondes, éditions) : 8 000€ en moyenne par an

 

 

VIII. Références bibliographiques des principaux chercheurs impliqués dans le projet (références liées aux thèmes)

 

Guy Lambert

« Teaching Trough Images : Julien Guadet’s Theory course and His Pedagogical Drawings at the Ecole des Beaux-Arts in Paris » dans Proccedings of the 2nd International Conference of the European Architectural History Network, Bruxelles, Contactforum, 2012, p. 300-305.

« “Purpose” and “Means” of Architectural Design : Construction in Julien Guadet’s Teachings in Theory of Architecture », in Nuts and Bolts of Construction History. Culture & Technology, Paris, Picard, 2012, p. 205-215.

L’atelier et l’amphithéâtre. Les écoles de l’architecture, entre théorie et pratique, avec Estelle Thibault (dir.), Wavre, Mardaga, 2011.

« Vers une architecture comparée ? Choix de compositions architecturales, un projet éditorial inachevé de Julien Guadet », in Jean-Philippe Garric, Estelle Thibault (dir.), Le livre et l’architecte, actes du colloque Institut national de l’art, ENSA Paris-Belleville, 31 janvier-2 février 2008, Wavre, Mardaga, 2011, p. 47-56.

« Les architectes et le brevet d’invention en France (fin XIXe-début XXe siècle). Les stratégies approchées par les représentations », in M.-S. Corcy, C. Douyère-Demeulenaere, L. Hilaire-Pérez (dir), Les archives de l’invention, actes du colloque tenu aux Archives nationales et au Cnam à Paris, les 26-27 mai 2003, Paris, Toulouse, CNRS, Université Toulouse Le Mirail 2006, p. 459-470.

–  Auguste Perret. Anthologie des écrits, conférences et entretiens (avec Christophe Laurent et Joseph Abram), Paris, Le Moniteur, 2006.

Valérie Nègre

“Oral Transmission and the Use of Models in the Teaching of Architecture and Construction at the Turn of the Nineteenth Century”, dans R. Carvais, A. Guillerme, V. Nègre, J. Sakarovitch (ed.), Nuts and Bolts of Construction History. Culture & Technology, Paris, Picard, 2012, p. 311-319.

« L’enseignement de l’architecture au Conservatoire national des arts et métiers (1854-1971) », dans Guy Lambert et Estelle Thibault (dir.), L’Atelier et l’amphithéâtre, les écoles d’architecture, entre théorie et pratique, Liège, Mardaga, 2011, p. 65-97.

« Architecture et construction dans les cours de l’Ecole centrale de arts et manufactures (1833-1864) et du Conservatoire national des arts et métiers (1854-1894) » dans Bibliothèques d’atelier. Edition et enseignement de l’architecture, Paris, 1785-1871, Paris, INHA, 2011, p. 42-59.

« A propos de quelques figures copiées et recopiées dans les livres d’architecture techniques (XVII-XIXe siècle) », dans Le Livre et l’architecte, Liège, Mardaga, 2011, p. 202-212.

« La Matérialité des modèles de la Renaissance et la technique de reproduction des dessins dans les recueils d’architecture du Second Empire » dans Frédérique Lemerle et Yves Pauwels (dir.), Le XIXe siècle et l’architecture de la Renaissance Paris, Picard, 2010, p. 137-149.

« L’Art de bâtir l’histoire. Notes sur Jean Rondelet et Auguste Choisy », dans J. Giron et S. Huerta (dir.), Auguste Choisy (1841-1909). L’architecture et l’art de bâtir, Instituto Juan de Herrera, Madrid, 2010, p. 351-369.

« Some Considerations on Traité de l’art de bâtir by Rondelet and the technical Literature of his time », dans Third International Congress on Construction History. Proceedings, Cottbus, Brandenburg university of Technology, 2009,  vol. 3, p. 1089-1096.

La Construction savante. Les Avatars de la littérature technique, actes du colloque CNAM/INHA, (J.-Ph. Garric, V. Nègre, A . Thomine-Berrada, dir.), Paris, Picard, 2008.

« The Conservatoire National des Arts et Métiers and the Preservation, Dissemination and Innovation of Construction Know-How (1794-1971) », (avec Robert Carvais), dans Proceedings of the Second International Congress on Construction History, Londres, CHS, 2006, vol. 1, p. 7-33.

Eléonore Marantz

– « Les architectes en France au début du XXe siècle : une élite à la recherche de sa formation », Séminaire du groupe de recherche Elites, entreprises et actions sociales (XIXe-XXe siècles), Aix-en-Provence, UMR Telemme/Université de Provence, 29 janvier 2002, à paraître.

Architectes en exercice à Marseille (1927-1979), rapport d’étude, Aix-en-Provence, université de Provence, 2003.

« Une administration et son image. Architectures postales dans la région marseillaise pendant l’entre-deux-guerres », Les Cahiers de la FNARH, n°105, Nancy, FNARH, 2007, p.49-p.67.

Nadia Podzemskaia

  1. Nanni, N. Podzemskaia (dir.), Leonardo in Russia : figure e temi XIX-XX secolo, Coordination de l’édition bilingue italo-russe de Nadia Podzemskaia. Milano, Mondadori, 2011. (en italien et en russe)

“Kandinsky’s Doctine of the Abstraction and the Indeterminated. Remarks on the Origin of the Art Theory”, 7 p., dans « Sociedades en crisis : Europa y el concepto de Estética », Congreso Europeo de Estetica, Universidad autonoma de Madrid, 10-12 novembre 2010 : http://www.uam.es/otros/estetica/comunicaciones_del_congreso.htm (en anglais)

“De ‘l’établissement de la terminologie artistique’ vers la nouvelle science de l’art à la GAChN: les discussions sur le matériau et la facture”, dans Logos, n° 2 (75), Nadia Podzemskaia, Nikolaj Plotnikov, Igor Tchubarov (dir. invités), Philosophie et les sciences de l’art. GAKhN dans l’histoire de la conscience esthétique, 2010, p. 68-78.  (en russe)

“La ‘nouvelle science de l’art’ face aux avant-gardes dans la Russie soviétique des années 1920”, dans Esteban Buch, Denys Riout, Philippe Roussin (dir.), Réévaluer l’art moderne et les avant-gardes. Hommage à Rainer Rochlitz, Éditions de l’EHESS, 2010, p. 115-135.

Dossier Art et Abstraction : Forme, objet, chose. Théories artistiques, linguistique et philosophie, N. Podzemskaia (dir.), dans Ligeia. Dossiers sur l’art, XXIIe année, n° 89-90-91-92, janvier-juin 2009, 272 p.

“Le ‘retour de l’art sur la voie de la tradition théorique’ et la ‘science de l’art’ : Kandinsky et la fondation de l’Académie des sciences de l’art”, dans Modest Kolerov et Nikolaj Plotnikov (dir.), Issledovanija po istorii russkoj mysli. Ezhegodnik 8 (2006/2007), Moscou, 2009, p. 150-172. (en russe)

“Le débat sur l’abstraction en URSS dans les années 1950. À la recherche de ses racines et de sa tradition”, dans Françoise Levaillant (dir.), Les écrits d’artistes depuis 1940, Actes du Colloque international Paris et Caen, 69 mars 2002, Institut Mémoires de l’édition contemporaine, 2004, p. 335-353.

“Provocation et dissidence dans l’art soviétique”, dans Eric Darragon (dir.), La provocation, une dimension de l’art contemporain (XIXe-XXe siècles), Paris, Publications de la Sorbonne, 2004, p. 47-64

Colore, Simbolo, Immagine. Origine della teoria di Kandinsky, Florence, Alinea Editrice, collection “Studia slavica” n° 3, 2000, 235 pages, 24 ill. noir et blanc hors texte.  (en italien)

“Kandinsky entre les sciences humaines et l’art : Les années de formation à l’Université de Moscou ”, dans Les Cahiers du Musée national d’art moderne, n° 68, été 1999, pp. 25-51.

“Note sur la genèse et l’histoire de l’édition de Du Spirituel dans l’art de V. Kandinsky”, dans Histoire de l’art, n° 39 octobre 1997, pp. 107-116.