Micro-projets

Création et cartographie

Ce micro-projet entre dans le thème 5 du pôle Création

Le numérique et la création

Présentation

Dans le cadre du Labex CAP, Carole Bouchard et l’équipe EMULE (EMotional User EnLighting Experience) visent à améliorer l’accessibilité des données des musées pour le grand public. Ils étudient le comportement des visiteurs des musées pour développer de nouveaux dispositifs d’interactions qui font appel à la multimodalité et à la réalité augmentée. Ils ont prévu d’effectuer au Musée du Quai Branly la prochaine étape de leur recherche.

Dans le cadre du projet La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés, nous voudrions créer une base de données, l’AMKB, AlterMapping Knowledge Base, pour répertorier un vaste ensemble de recherches cartographiques d’artistes contemporains et proposer un regard critique sur le travail accompli par leurs auteurs. La relation problématique entre les cartographies australiennes et les tentatives d’artistes visant à « cartographier » la mondialisation et la globalisation dans l’art contemporain nous intéresse particulièrement.

Le présent projet se situe au point d’intersection entre ces différents projets. Il propose de tester la possibilité d’une collaboration « locale » en prenant pour objet commun une ou plusieurs œuvres australiennes de type cartographique du Musée du quai Branly.

Nous souhaitons confronter des œuvres et des pratiques d’artistes contemporains émanant de différentes traditions qui ont en commun le fait de mobiliser les codes et les représentations liées à la cartographie. Quels rapports les œuvres australiennes entretiennent-elles avec la ville qui les accueille ? Quelle est la spécificité de leur contexte historique et géographique ? De nombreux artistes européens aujourd’hui disent s’inspirer de l’art australien. En quoi consiste cette influence ? Quel est le rôle des récits des « passeurs » anthropologues (Barbara Glowczewski, Les Rêveurs du désert de 1989), journalistes (Bruce Chatwin, Chants de piste, traduit en français en 1989), architectes (Francesco Careri, membre du collectif Stalker et auteur de Walkscapes, 2004) ? Quelle est la place des œuvres qui émanent d’une tradition non-occidentale dans l’économie de ce que Grayson Perry appelle « la tribu de l’art contemporain » qui revendique une tradition tout autre ?

Partenaires extérieurs au Labex CAP : Laboratoire d’Anthropologie sociale (CNRS/EHESS/Collège de France), le LIA TransOceanik (CNRS/James Cook University),

Membres de l’équipe : Jessica De Largy Healy (LIA TransOceanik), Barbara Glowczewski (LAS, LIA TransOceanik), Sophie Fetro (ACTE), Bernard Guelton (ACTE), Anna Guilló (ACTE), Karen O’Rourke (ACTE), Hélène Sirven (ACTE) et Isabelle Vodjdani (ACTE).