Micro-projets

Archives du patrimoine écrit, patrimoine écrit des Archives :
regards croisés

Plateforme 3 : Transmission, diffusion, réception

La mission pour la gestion de la production documentaire et des archives de la Bibliothèque nationale de France, les Archives nationales (Département Éducation, Culture et Affaires sociales) et l’Institut national du patrimoine organisent un séminaire commun d’histoire croisée et comparée des pratiques de patrimonialisation de l’écrit.

Archives et bibliothèques constituent deux modes de conservation et de valorisation des documents écrits : le terme générique, et général de « patrimoine écrit », de création très récente (adopté par le service du Livre et de la lecture en 2004), émane du monde des bibliothèques et semble parfois désigner paradoxalement tout patrimoine écrit hors du champ archivistique

Tout se passe comme si le patrimoine écrit et le patrimoine archivistique étaient deux entités parallèles s’ignorant mutuellement. Ce dispositif contradictoire est le produit d’une histoire que ce séminaire entend aborder à partir de la formation et des pratiques professionnelles, des enjeux politiques et juridiques et des fonctions assignées à la mise en archives et à la collecte des documents écrits.

A partir des archives produites depuis leur fondation (ou refondation) respective durant la Révolution française par les différents services des Archives et de la Bibliothèque nationale, l’approche comparée des pratiques d’enregistrement et de mémoire interne sur la longue durée vise à appréhender en miroir, parfois brisé, l’histoire des deux conservatoires nationaux de l’écrit, par ailleurs associés, sinon confondus, dans les représentations collectives.

Ces deux institutions représentent toutefois deux modalités distinctes, jusqu’à la contradiction, de mise en patrimoine de l’écrit. En situation de concurrence directe au cours du XIXe siècle, la Bibliothèque et les Archives nationales ont progressivement forgé leur périmètre patrimonial, à la fois distinct et parallèle, associé à des pratiques de collecte, de conservation et de communication tour à tour analogues et opposées.

Le séminaire se propose, en six séances, le jeudi de 16h à 18h (à l’Inp), d’explorer les modalités d’une comparaison entre les archives de la Bibliothèque nationale de France et celles des Archives nationales, à partir de grands thèmes ou typologies fonctionnelles : entrées des fonds et acquisitions, conditionnement des documents, questions de cotations, organigrammes et gestions des personnels, relations avec les publics (demande de recherche, prêts, consultation et gestion des lecteurs), expositions de documents, etc.

Les actes du séminaire seront publiés (éditeur pressenti : publications de la Sorbonne, Université Paris 1), accompagnés d’un état des sources des archives relatives à ces deux institutions et conservées en leur sein.

Responsables scientifiques : Anne Leblay-Kinoshita, chef de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives, Bibliothèque nationale de France, et Yann Potin, chargé d’études documentaires, Archives nationales

Partenaires Labex CAP (personnes et institutions) : Anne Leblay-Kinoshita, chef de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives, BnF, et Christian Hottin, directeur des études du département des conservateurs, Institut national du patrimoine

Autres partenaires : Archives nationales (département éducation culture et affaires sociales)