Événements

Sismographie des luttes :
la revue critique et culturelle dans le monde
Révolution, subversion et émancipation du XVIIIe siècle à nos jours

Revues_culturelles_AM_Nord_1979_Canada_Atuaqnik

16-17 novembre 2017 – 9H30-17H30

Galerie Colbert, auditorium
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs
75002 Paris

entrée libre

Programme_colloque_Sismographie_des_luttes

Sismographie des luttes est le résultat d’un long processus de recherche conduit à l’INHA dans le cadre du domaine Histoire de l’art mondialisée qui a permis d’inaugurer en 2015 un projet consacré au recensement et à la connaissance des périodiques culturels non-européens à l’échelle mondiale. Le colloque et l’exposition rendent compte de cette recherche. À terme, une base de données dédiée à ces revues sera proposée en accès libre.

À propos du colloque « La revue critique et culturelle dans le monde – Révolution, subversion et émancipation du XVIIIe siècle à nos jours »

De L’Abeille haytienne (Haïti, 1817) à The New Era (Sierra Leone, 1855), de la Revista de Antropofagia (Brésil, 1928), en passant par Black Orpheus (Nigeria, 1957) ou encore Hawar (Kurdistan, 1932) et Ngáy Nay (Viêt Nam, 1935), la revue a été et est devenue, en plusieurs lieux du monde, un support d’expression critique générateur de modernité. Elle met à l’épreuve des pratiques artistiques, littéraires et politiques singulières, et se décline à la fois en laboratoire d’expérimentation, atelier d’écriture et tribune. Souvent éphémère, opérant par touches et essais, la revue a permis à des groupes d’artistes et d’intellectuels de structurer leurs ressources propres et leur vocabulaire, de produire une archive de la pensée et d’élaborer un récit alternatif.

Le colloque vise à accueillir des travaux dédiés à cet espace critique mondial et à sa généalogie, qu’il soit connecté ou non, à un moment ou un autre de son histoire, aux sphères artistiques et intellectuelles européennes ou marqué par une volonté transnationale. Il envisage les aires géographiques et culturelles sous l’angle de l’histoire de leur nomination et de leur distinction, mais aussi au travers des luttes communes, des cercles de sociabilités et des circulations esthétiques et conceptuelles qui les traversent. Son approche généalogique entend élargir le fait artistique à une histoire intellectuelle, tout en dégageant la singularité de l’objet revue et des possibles qui s’y forment.

Intervenants

  • Isadora de Ataíde Fonseca (Université de Lisbonne)
  • Dominique Berthet (Université des Antilles)
  • Marie Boivent (Rennes-2)
  • Annett Busch (« Electronic Textures » Project, Kunstakademiet/Trondheim)
  • Francesca Dal Lago (Paris-3)
  • Rachel Danon (Université Peleforo Gon Coulibaly)
  • Clementine Deliss (curatrice et historienne culturelle)
  • Jacqueline Estran (Lyon-3)
  • Daniel Iglesias (Lille-3)
  • Céline Mansanti (Picardie-Jules-Verne)
  • Jean-Claude Carpanin Marimoutou (université de La Réunion)
  • Didier Monciaud (GREMAMO/Paris-7)
  • Nelly Schmidt (CNRS)
  • Gisèle Sapiro (CNRS)
  • Maria Francesca Rondinelli (Grenoble-3/La Sapienza-Rome)
  • Maud Houssais (curatrice)
  • Fatima Zahra Lakrissa (musée Mohammed VI, Rabah)
  • Rasha Salti (membre de History of Arab Modernities in the Visuals Arts, Beyrouth)
  • Tiphaine Samoyault (Paris-3)
  • Chương-Đài Võ (Asia Art Archive)
  • Elvan Zabunyan (Rennes-2)

Comité scientifique

  • Lotte Arndt (École supérieure d’art et design de Valence)
  • Marie-Laure Allain Bonilla (Université de Bâle)
  • Estelle Bories (université Sorbonne/Nouvelle)
  • Florence Duchemin-Pelletier (INHA)
  • Mica Gherghescu (bibliothèque Kandinsky, MNAM/Centre Georges-Pompidou)
  • Émilie Goudal (CADIS-EHESS)
  • Anne Lafont (EHESS Paris)
  • Morad Montazami (Tate Modern)
  • Aline Pighin (université Paris Diderot)
  • Zahia Rahmani (INHA)
  • Devika Singh (Université de Cambridge)
  • Annabela Tournon (CETHA-EHESS)

En partenariat avec la médiathèque du musée du quai Branly – Jacques-Chirac, la bibliothèque Kandinsky, la Bibliothèque nationale de France, l’Institut d’Asie orientale, la bibliothèque municipale de Lyon et l’Institut d’études transtextuelles et transculturelles, avec le soutien du Labex CAP