Événements

De la construction du patrimoine théâtral français :
le cas de Jacques Copeau

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Séance du Séminaire postdoctoral commun du Labex CAP 2012-2013
La Construction des patrimoines en questions – contexte, acteurs, processus

vendredi 22 mars de 17h à 19h
Lieu : EHESS, salle 11, 105 bd Raspail, 75006 Paris

Cette séance est accueilli dans le séminaire d’Esteban Buch, Musique et politique au XXe siècle.

Enregistrement audio

Vidéo de l’introduction par Raphaëlle Doyon

Invitées :
Chantal Meyer-Plantureux, Professeur en Arts du spectacle à l’Université de Caen
Mileva Stupar, responsable du Fonds Jacques Copeau de la BNF-Arts du spectacle

Cette séance vise à soumettre à discussion les hypothèses de Raphaëlle Doyon sur sa recherche Suzanne Bing ou les mémoires amnésiques de Jacques Copeau. De l’influence des metteurs en scène du XXe siècle sur l’historiographie du théâtre. L’étude de l’historiographie du metteur en scène Jacques Copeau (1879-1949) et des archives inédites de Suzanne Bing (1885-1967), sa collaboratrice privilégiée et compagne secrète, mettent en lumière la construction du patrimoine théâtral français de l’avènement de la mise en scène (fin du XIXe siècle) à nos jours. Il s’agit d’analyser une succession de relais patrimoniaux qui se déploient dans différentes temporalités aussi bien du vivant de Jacques Copeau qu’après sa disparition. L’émergence des intellectuels, le pouvoir symbolique des artistes, le lègue de fonds privés parcellaires à la BNF, l’exclusion des femmes des rôles de « génies créateurs », la célébration de figures tutélaires nécessaires aussi bien à la décentralisation qu’à la création des instituts d’études théâtrales dans les années 1960 sont autant de contextes, d’acteurs et de processus qui semblent être au fondement de la pratique de la mise en scène et de sa patrimonialisation.

Raphaëlle Doyon et Chantal Meyer-Plantureux dont les recherches portent sur l’histoire culturelle et politique du théâtre à l’époque moderne et contemporaine, prendront la parole à tour de rôle avant d’ouvrir le débat avec Mileva Stupar, responsable du fonds Copeau à la BNF,et à la salle.