Événements

Création contemporaine et patrimoine royal au Bénin:
Autour de la figure du dieu Gou

Image à la Une_GOU

Date : 25 avril 2016
Lieu : Maison du patrimoine, Porto-Novo (Bénin)

Intervenants : Gérard Bassalé (Centre culturel Ouadada, Porto-Novo), Gaëlle Baltzer-Beaujean (musée du quai Branly), Saskia Cousin (Université Paris Descartes/ Institut Universitaire de France), Théodore Dakpogan (sous réserve), Gabin Djimasse, Didier Houénoudé (Université Abomey-Calavi), Ricardo Kissoe, Maureen Murphy (Université Paris 1 Panthéon-sorbonne), Didier N’dah, Sara Tassi (Faculté d’architecture de l’Université libre de Bruxelles), Romuald Tchibozo (Université Abomey-Calavi), Arthur Vido.

Présentation : Saisie en tant que butin de guerre lors de la conquête par les Français du royaume du Danhomè en 1894, la sculpture d’Akati Ekplékendo dédiée au Dieu de la guerre et du métal Gou est aujourd’hui conservée par le musée du quai Branly à Paris. Le musée Dapper possède une seconde figure de Gou datant du XIXème siècle, tandis qu’une copie de la première est exposée au musée d’Abomey. Aujourd’hui, la divinité reste présente dans les pratiques liées au vodou au Bénin, ainsi que dans les œuvres d’artistes contemporains. Cette journée d’étude vise à croiser les recherches portant sur les œuvres « historiques » dédiées à Gou, avec celles portant sur la création contemporaine. Il s’agira de confronter les recherches en archives à celles effectuées aujourd’hui au Bénin, pour questionner le devenir des représentations et des cultes dédiés à Gou. La question de la copie, de l’original, des différentes interprétations données aux œuvres et aux pratiques seront soulevées, ainsi que celles liées au patrimoine, à la circulation des objets, aux continuités ou discontinuités entre art royal, religion et art contemporain.

Cette journée d’étude est pensée comme une première étape de réflexion en vue de l’organisation d’une exposition sur de grandes figures vodous et leur devenir hors d’Afrique.

Journée d’étude sous la direction de Didier Houénoudé et Maureen Murphy, avec le soutien de la maison du patrimoine et du tourisme du Bénin, du LABEX CAP, du Musée du quai Branly (Paris) et de l’Institut national d’histoire de l’art (Paris).