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Thomas Guindeuil

Post-doctorant

Depuis 2007, Thomas Guindeuil consacre ses recherches à l’histoire sociale et culturelle de l’alimentation en Éthiopie. Historien du temps long de formation, il a étudié la littérature ge’ez (la langue littéraire ancienne des chrétiens d’Éthiopie) et les récits de voyage antérieurs au XXe siècle. Il a ainsi éclairé les mécanismes ayant conduit, par l’alimentation, à l’unification culturelle des hauts plateaux éthiopiens. Thomas Guindeuil a également souligné le rôle de l’alimentation dans la structuration de l’ordre social éthiopien, du Moyen Âge au tournant du XXe siècle. Il reste engagé dans le champ de l’histoire de l’alimentation en Afrique subsaharienne, tout en ayant élargi mes objets de recherche à l’ensemble de la culture matérielle éthiopienne, et en particulier aux objets du quotidien dont une partie non négligeable témoigne du poids des échanges à longue distance.

Chercheur post-doctorant au Musée du quai Branly (2012-2013), Thomas Guindueil a étudié les collections ethnographiques éthiopiennes conservées en France dans le cadre d’un projet d’histoire de la culture matérielle du manger et du boire du XIXe au XXe siècle. Il y a développé un intérêt pour l’histoire des collections ethnographiques, un corpus de sources peu étudié par les historiens, et a entamé des recherches sur les conditions de leur constitution. Post-doctorant au Labex CAP, il travaille actuellement sur un projet de « biographie » du musée ethnographique d’Addis-Abeba et de ses collections. Il s’agit à la fois d’étudier dans le détail les mécanismes ayant conduit à la création d’un grand musée de l’artisanat et de l’histoire de l’art religieux à Addis-Abeba, et de contribuer à l’épistémologie de la culture matérielle en Éthiopie.

Bibliographie :

« Ce que mangent les chrétiens. La communauté chrétienne d’Éthiopie face aux interdits alimentaires (xiiie-xviiie siècle) », Annales d’Éthiopie, vol. 29, (à paraître).

« L’ivresse et le flacon. Collections ethnographiques et histoire de la culture matérielle du boire en Éthiopie (xvie-xxe siècle) », Gradhiva, nouvelle série, vol. 19, (à paraître).

Avec Joséphine Lesur,« La consommation d’animaux sauvages dans la Corne de l’Afrique (4e millénaire av. J.-C. – début du xxe siècle). Archéozoologie et histoire d’une pratique alimentaire très discrète », Afriques. Débats, méthodes et terrains d’histoire, n° 5, (à paraître).

« Un espace d’échanges gastronomiques entre mer Rouge et royaume d’Éthiopie (xvie-xixe siècle) », Hypothèses, année 2011, p. 303-319 [en ligne : http://www.cairn.info/revue-hypotheses-2011-1-page-303.htm].

« “Pour l’âne le miel n’a pas de goût”. Miel et société dans l’histoire du royaume d’Éthiopie », Journal des africanistes, vol. 80, n° 1-2, 2010, p. 283-306 [en ligne : http://africanistes.revues.org/2638].